Patagonie: Chili Parc National Torres del Paine

Mercredi 23/02

Réveil programmé car pas mal de choses à organiser aujourd’hui. Préparation du sac pour le trek, le strict minimum car la nourriture bien qu’elle ne prenne pas trop de place va peser lourd. Au menu: Matin: céréales et thé / Snack : barres céréales, noix, cacahuètes, fruits secs / Midi: crackers et jambon/salami /Soir: soupe et semoule De quoi se réchauffer et nous tenir au corps.

Une tenue de jour et une tenue de nuit, de quoi dormir, manger et faire à manger et le sac est plein. Il doit peser dans les 15 kg pour 7 jours de  rando. Passage obligé également par la banque, d’où je repars avec 127000 pesos chiliens (200 €). Un dernier déjeuner copieux et départ en bus pour le parc à 14h30.

Nous avons décidé de faire le trek « W », d’ouest en est comme conseillé par le lonely planet puis d’enchainer sur une autre partie du parc, moins fréquentée. Le parc est magnifique, on observe de nombreux Guanacos (une espèce de lama) et des nandous (assez proche des autruches). Nous avons de la chance, il fait très beau, pas un nuage ne s’accroche aux Torres. Après presque 4 h de bus, nous arrivons enfin à notre point de départ. Il est déjà tard mais nous n’avons que 2 petites heures pour rallier le lieu de bivouac. Il est en effet interdit de camper en dehors des camps aménagés dans un souci de préservation de la nature et également pour éviter tout risque de feu du aux réchauds (en 2005 un touriste a renversé le sien et presque 1/10ème du parc a brulé !!). Nous atteindrons notre but en 1h40 seulement, le terrain était plat, le sac est lourd mais c’est gérable. Le camp est situé au milieu d’arbres morts, ambiance un peu glauque et les moustiques attaquent dès le crépuscule. Ils sont énormes!

 Jeudi 24/02

Après une nuit un peu raiche, c’est reparti. Première vraie journée de trek, cette partie est un peu plus difficile avec beaucoup de montées au milieu des arbustes et des épineux ou plat au milieu des herbes hautes. En vue le lac Pehoe, le vent se lève et rend l’ascension un peu plus compliquée. Arrivées au refuge pour le déjeuner, nous contemplons le catamaran qui vient de décharger une nouvelle fournée de trekkeurs qui s’évitent ainsi 5h de marche supplémentaires. C’est parti pour la première branche du W, montée progressive, beaucoup de vent sur les crêtes! Il
nous reste pas mal de chemin et certains endroits relèvent de l’escalade, nous décidons alors de cacher nos sacs dans les buissons juste à côté d’un super endroit pour monter notre tente. Tout devient plus facile et rapide, nous faisons alors l’aller retour au glacier Grey en 2h avec pas mal de petites escalades. Avec les sacs ça aurait été dur. Notre petit coin pour la nuit est parfait, avec une petite mare pour notre toilette, un torrent pour l’eau, à l’abri du vent, il n’y a pas de moustiques et puis contrairement aux camps alentours, il n’est pas payant!. Nous passons une bonne nuit, après nos 7h30 de marche et nos massages et étirements pour se relaxer.

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Vendredi 25/02

Départ sous la pluie qui ne va malheureusement plus nous lâcher jusqu’à la nuit. Redescente de la première branche du W. Déjeuner au chaud au refuge puis c’est reparti. La pluie est plus occasionnelle et le vent nous sèche au fur et à mesure. Dommage pour le paysage, les Torres sont cachées dans la brume. Nous nous faisons arrêtées par le garde lorsque nous voulons commencer l’ascension de la deuxième branche du W. Il  n’est même pas 18h et nous aurions voulu pousser jusqu’au camp suivant mais le garde nous assure qu’il n’est pas praticable. Du coup nous sommes un peu démoralisées d’autant plus qu’il pleut de plus belle, que le camp est sous les arbres, que tout est humide et qu’il est situé à côté  d’un torrent qui gronde. Nous décidons de nous retrancher dans notre tente et grâce à la technologie iPhone, nous regardons une vidéo, écoutons de la musique, et lisons un bouquin tout en dinant sous la tente de céréales et de noix.

Samedi 26/02

Il a cessé de pleuvoir enfin. La nuit a été glaciale et bruyante avec le torrent. Nos affaires sont encore trempées de la veille, bref le moral est un peu dans les chaussettes. Nous laissons nos bagages et filons faire la 2ème branche du W. L’escalade est assez rude. Une fois encore l’absence de sac est la bienvenue! Nous avons une vue imprenable sur le glacier du français (nous sommes dans la vallée du français) et pouvons observer quelques avalanches qui résonnent dans la vallée, faisant un bruit impressionnant! Enfin, arrivée au mirador ou l’on peut contempler le cirque et les torres découvertes! Retour au camp, on plie bagages et on repart. Le trek est difficile, les dénivelés importants mais la vue sur le lago est belle. Avec toutes ces montées et descentes, j’ai les genoux en compote.

Nous décidons de ne pas nous arrêter au camp payant et décidons de tenter à nouveau le camping sauvage tout en se demandant si nous allons trouver facilement un endroit pour, la végétation et le relief ne semblant guère s’y prêter. Finalement après encore 1h30 de marche nous  découvrons un bel endroit avec vue sur le lac et l’indispensable torrent pas trop loin. Le plus impressionnant est le silence qui règne!

 Dimanche: 27/02

La pluie est un peu de retour, mais avec éclaircies. Le trek est la encore bien physique avec de belles montées. Nous rejoignons la 3ème branche du W et la pluie reprend. Après une halte au refuge pour déjeuner, nous repartons pour le prochain camp où nous nous installons avant de nous attaquer au mirador pour aller voir les Torres. Là nous dépensons nos dernières forces pour gravir 400m de dénivelé dans le sable et les rochers en à peine 40min. Nous sommes récompensées de nos efforts, les torres sont quasi toutes découvertes. Nous entamons notre descente sous la
pluie qui a repris (décidément!) ce qui la rend très périlleuse vu la nature du terrain. Une fois encore, mes genoux ont peu apprécié.

Rétour au camp, il pleut…

 Lundi 28/01

Il pleut toujours, nos affaires sont trempées, nous avons mal dormi. Nous voulions à la base faire encore 2 jours dans le parc mais vu le temps, nous décidons d’annuler et de rentrer à Puerto Natales. Une rapide vérification des horaires de bus et navettes et c’est parti pour 3h de descente.
Finalement le parc est beau car très diversifié dans ses paysages mais le temps a quelque peu gâché cela. De plus, il est très fréquenté, on perd un peu de la magie d’être en pleine nature, loin de tout ( ou presque vu que les refuges proposent confort, nourriture et abri pour ceux qui veulent rendre la rando plus confortable). De plus, nous apprendrons par la suite que la partie du parc que nous voulions faire par la suite est celle qui a été fortement endommagée par l’incendie 6 ans plus tôt causant la disparition du sentier de randonnée. Pas de regrets donc.

De retour à Puerto Natales, pas mal de choses à faire: lessive, une bonne douche, nettoyage de tente, courses pour un vrai bon diner et enfin achat des tickets de bus pour Ushuaia. Nous sommes retournées chez Enrique et avons profité de sa machine à laver sauf que ce n’était pas autorisé
(Oups). Mais au final tant mieux car le prix des laveries est exorbitant! (compter 2 euros par kg de linge, une lessive nous aurait coûter presque 10
euros. Au final on aura juste le séchage à faire.)

A l’auberge nous rencontrons un couple de français en congé sabbatique qui traverse l’Amérique du sud. Motivés !

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